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Revue de presse et actualité police municipale

Lundi 6 octobre 2008
Police municipale : Michèle Alliot-Marie veut renforcer la coopération avec les polices d'Etat
Renforcer la coopération entre les polices municipales et les forces de sécurité de l'Etat. Telle est l'ambition formulée le 1er octobre au CNFPT par la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie. "Je vous propose de rendre notre coopération plus étroite, plus systématique, plus fructueuse. Je vous propose d'apprendre à travailler plus en amont, à partager nos expériences, à ne plus attendre les crises pour échanger entre nous" a insisté la ministre, qui s'exprimait devant un parterre de policiers municipaux réunis à l'occasion de la remise des certificats à la première promotion des moniteurs de tir.

Un groupe de travail
A cet effet, a-t-elle précisé, un groupe de travail sera "prochainement" mis en place et devra lui remettre "ses premières propositions au début de l'année 2009". La ministre a indiqué que ce groupe de travail, qui associera "aux services nationaux, élus et représentants de la police municipale", pourra "bénéficier du rapport demandé récemment au préfet Ambrioggiani" sur l'adaptation des statuts des agents de police municipale. "Etat et collectivités, nous sommes souvent confrontés aux mêmes défis" a-t-elle déclaré. "Mes préoccupations à la tête de la police et de la gendarmerie nationales rejoignent souvent celles des élus qui ont fait le choix d'une police municipale : garantir la déontologie, adapter la formation, renforcer les capacités d'anticipation".

Défiance Etat-police municipale « révolue »
Dans son discours, Michèle Alliot-Marie a par ailleurs évoqué la relation de l'Etat et de la police municipale, "longtemps marquée par la défiance". "Cette période est aujourd'hui révolue" a-t-elle déclarée. "Révolue, parce que police municipale n'était pas il y a 15 ans l'institution qu'elle est devenue. Révolue, parce que l'action de l'Etat et des collectivités se place aujourd'hui sous le signe de la complémentarité, et qu'elle est appelée à évoluer sous le signe de la confiance et de la responsabilité".

De son côté, le président du CNFPT, André Rossinot s'est félicité de la formation des 180 moniteurs de police municipale au maniement des armes. "Si la responsabilité du CNFPT est engagée, nous attendons de vous que vous transmettiez des compétences mais aussi des valeurs" a-t-il lancé, après avoir évoqué la récente montée en puissance de la "troisième force de sécurité intérieure de la République". Il a par ailleurs précisé que cette promotion comptait 3 femmes dans ses rangs et que le CNFPT était intervenu à hauteur de 5000 euros par stagiaire.

Par Police Municipale dossier de presse
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Dimanche 5 octobre 2008

Un peu de copinage cette semaine ! 

Je vous invite à visiter ce site très instructif élaboré par un collègue PM relatif à la formation des moniteurs de tir de la police municipale :

C'est ici :

http://faust666.blogsperso.orange.fr/

Bonne lecture.

Par Police Municipale dossier de presse
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Samedi 6 septembre 2008

L'intervention de courageux témoins et de la très placide et efficace police municipale a certainement évité le pire, jeudi, au bas du boulevard Saint-Louis. En début de soirée en effet, un homme d'âge mûr en a menacé un autre avec une impressionnante arme à feu.

La réplique d'un 357

Les témoins qui se sont interposés à ce moment-là ignoraient sans doute qu'il s'agissait de la réplique d'un colt 357, une arme utilisée pour tirer à blanc mais néanmoins pas inoffensive lorsqu'elle tire la grenaille.

La veille déjà, les esprits s'étaient échauffés et deux individus en étaient venus aux mains. Jeudi, même lieu, même heure, le scénario se reproduit mais implique-t-il les mêmes acteurs ?

Dans un premier temps, la discussion semble très vive entre deux protagonistes mais les esprits s'apaisent. Survient alors un troisième homme à l'allure décidée. La menace semble réelle car il tient fermement d'une main un énorme révolver. Des témoins, jeunes et moins jeunes, présents aux terrasses voisines, accourent et ceinturent l'individu. Ils entendent l'empêcher de commettre ce qui pourrait devenir à leurs yeux un geste irréparable tandis que d'autres tentent vainement d'éloigner sa cible. C'est dans ce contexte tendu qu'intervient un binôme de la police municipale.

La police municipale, arme au poing

Selon une méthode apparemment bien rodée, l'un des territoriaux assure la protection de l'autre qui se saisit de son arme de service, canon baissé, pour désarmer, illico, l'agresseur en attendant l'arrivée de la gendarmerie. L'individu visé n'a pas mis à profit ces péripéties pour s'enfuir et mal lui en a pris. Roué de coups, il sera un peu plus tard transporté à l'hôpital Jean-Marcel par les pompiers.

Le détenteur du colt et un deuxième individu ont été conduits dans les locaux de la brigade locale pour y être entendus. Les enquêteurs veulent en savoir plus sur l'origine du différend qui a, durant de longues minutes, transformé le centre de la ville en décor de série B.

Les deux personnes interpellées ont été remises en liberté. Elles sont convoquées le 20 février devant le tribunal correctionnel.

www.varmatin.com

Tandis que l'un des policiers municipaux, arme à la main, intime l'ordre à l'individu de rendre son revolver, le deuxième, à gauche se tient prêt à intervenir.

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Mercredi 25 juin 2008
Pascal Payet, le « roi de l'évasion » par hélicoptère, est depuis hier dans le box des accusés. Poursuivi pour vols à main armée et tentative de meurtre sur des policiers municipaux, le braqueur risque la prison à perpétuité. :

La vie d'un gangster est décidément mouvementée. Pascal Payet, 44 ans, comparaît depuis hier devant la Cour d'Assises des Alpes Maritimes pour vol et tentative d'homicide sur des policiers.
En prison, ce détenu Particulièrement Surveillé a réussi à se faire la belle par hélicoptère. Par deux fois : en 2001 de la prison de Luynes, puis le 14 juillet 2007 de la prison de Grasse. En 2003, c'est encore lui qui organise la fuite, toujours par les airs, de trois détenus à Grasse.

Mais ses rares périodes de liberté ne sont pas non plus de tout repos. Il y a d'abord le braquage meurtrier d'un fourgon blindé en 1997, pour lequel Pascal Payet a déjà été condamné à trente ans de réclusion criminelle.

« J'ai tiré en l'air, je ne les ai pas visés »

Il y a aussi ses interpellations en 2003 dans un gîte rural du Vaucluse, et en septembre 2007 à la sortie d'un resto en Espagne, alors que le criminel est toujours doté d'un véritable arsenal.


Il y a surtout cette folle cavale du 7 novembre 2002 : en compagnie d'un complice, le braqueur armé s'empare d'une BMW à Valbonne. Se fait surprendre par la police municipale du Cannet alors qu'il change les plaques du véhicule, échange des coups de feu. Dérobe avec menace une Fiat Punto, avant une course-poursuite avec les policiers municipaux de Mandelieu. Nouvelle fusillade, nouvelle escapade. A t-il réellement voulu tuer les représentants de l'ordre ? « J'ai effectivement fait feu en direction des policiers, mais je ne les ai pas visés, j'ai tiré en l'air, se défend l'accusé, au léger accent marseillais. Mon passé ne plaide pas pour moi, mais je ne me suis pas dit : chouette, je vais me faire des flics ! ».


« Beaucoup de chance de ne pas y passer »

Les intéressés se permettent d'en douter. D'autant que le suspect a eu pour le moins la gâchette facile, dès la première sommation.

« La différence est énorme entre tirer en l'air et viser à hauteur d'homme dans notre direction », souligne le chef de la police municipale du Cannet.

« Ce jour-là, tout le monde a eu beaucoup de chance de ne pas y passer », ajoute Charly Lambert, directeur de la police municipale de Mandelieu. Il sait de quoi il parle : dans la Fiat Punto des fuyards, on ne retrouvera pas moins de 13 douilles percutées. Mais il est vrai qu'aucune balle 9 mm du pistolet automatique Glock n'a atteint de cible. Pur hasard, ou consciente maladresse ? La Cour devra en décider. Avec une éventuelle condamnation à perpétuité à la clé.

Source : Alexandre Carini  Nice-Matin
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Mercredi 25 juin 2008
L'Union Syndicale Professionnelle des Policiers Municipaux, syndicat professionnel, a entendu l'appel des policiers municipaux de ces dernières semaines, elle agit dans le sens souhaité par tous.

Monsieur le Secrétaire d'Etat se félicitant de collaborer avec notre organisation syndicale, nous avons sollicité de pouvoir être associés aux discussions relatives à la professionnalisation de la Police Municipale.

Une délégation de L'Union Syndicale Professionnelle sera donc reçue le 30 JUIN 2008 au Ministère de l'Intérieur.

Nous sommes particulièrement honorés d'une telle décision de Monsieur le Secrétaire d'Etat à l'Intérieur qui, ainsi, entend ouvrir largement le débat qui jusqu'à présent était exclusivement réservé aux seules organisations syndicales signataires du protocole.

L'Union Syndicale Professionnelle des Policiers Municipaux a fait sa part du travail une fois encore, désormais c'est aux Policiers Municipaux qu'il appartient de se déterminer et ainsi construire une force syndicale professionnelle incontournable et véritablement représentative de notre seule profession.

C'est la seule manière pour les seuls Policiers Municipaux et Gardes Champêtres d'être entendus.

LE PRESIDENT
Bernard VELLUTINI
http://usppm.hotgoo.net/index.htm
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Mercredi 26 mars 2008
 NICE

Dès son élection au fauteuil de maire, vendredi 21 mars 2008, Christian Estrosi rappela dans son premier discours officiel devant le conseil municipal de Nice, qu’une de ses priorités absolues serait la sécurité : «Lorsqu’on n’est pas en sécurité, on n’est pas en liberté».
À 16 heures le même jour, dans l’amphithéâtre du MAMAC, entouré d’Éric Ciotti et de Benoit Kandel l’adjoint à la sécurité, il s’est présenté à la police municipale niçoise réunie, premiers agents municipaux auxquels il s’est adressé, pour souligner dit-il, l’importance de leur fonction et l'estime et la considération qu’il leur porte.
Puis il s’est attaché à tracer l'avenir de la police municipale pour les années à venir et à la mobiliser en faveur de la sécurité des Niçoises et des Niçois.
Constatant que la PM est numériquement la plus importante de France, Estrosi souhaite qu’elle soit plus performante, mieux équipée et plus efficace. Pour cela il compte sur son maire adjoint à la sécurité Benoît Kandel dont il dit « qu’il est lui-même issu du monde de la sécurité. Il connaît votre travail, les difficultés et les risques de votre métier pour les avoir vécus pendant 23 ans au sein de la gendarmerie. Son expérience du terrain et des hommes, les résultats qu'il a obtenus dans ses commandements successifs et ses compétences professionnelles sont un formidable atout pour notre ville. Il a bien entendu toute ma confiance, il aura très vite, j'en suis certain, la vôtre».
Le maire de Nice compte aussi sur de nouvelles pratiques managériales et de nouvelles méthodes de commandement : « Je l'annonce avec une certaine solennité et une certaine gravité pour que chacun me comprenne bien : le recrutement, l'avancement et les récompenses au sein de notre police municipale seront désormais examinés sur les seuls critères du mérite, du travail, des compétences et de l'engagement personnel. Je sais parfaitement que vous êtes très nombreux à attendre ce comportement de la part de vos chefs et de vos responsables. Je présiderai moi-même la commission mixte paritaire et avec Benoît Kandel, je veillerai scrupuleusement à ce que toutes les décisions vous concernant soient prises dans la justice et l'équité.»
Rappelant que cette force de police est celle qui est la plus directement au contact des citoyens, il entend ne pas gâcher cet atout en exigeant un comportement exemplaire et professionnel : «d'être toujours courtois, aimables et attentifs aux demandes de nos concitoyens et de nos visiteurs. Je vous demande enfin d'être constamment professionnels dans vos interventions.».

La demande de grande efficacité passe par une nouvelle organisation et par un équipement modernisé afin d’atteindre des objectifs simples :

Renforcer la présence dans les lieux et aux horaires les plus sensibles;

Réorienter une partie du potentiel opérationnel vers des missions de sécurité publique pour accroître l’efficacité contre la délinquance;

Parvenir à une répression des infractions au stationnement mieux ciblée contre les comportements les plus inacceptables (double file, stationnement dangereux, etc. );

Donner très vite les moyens de lutter contre la pollution sonore des deux roues qui empoisonne la vie des Niçois;

Créer une police de l'environnement qui aura notamment pour mission de réprimer les propriétaires de chiens irresponsables ainsi que la dépose anarchique d'ordures sur la voie publique.

S'agissant des moyens, «je veillerai à ce que tous les moyens nécessaires à l'accomplissement de votre mission vous soient accordés, que ce soit en termes d'équipement, d'armement, de vidéo surveillance, de cartographie numérique ou encore de véhicules. Dans ce domaine, je veux l'excellence pour Nice et je souhaite que nous devenions un modèle.»
La plus grande efficacité passe aussi selon Christian Estrosi par une plus grande proximité avec les habitants de Nice. « Sur ce terrain, je veux améliorer vos relations avec les comités de quartiers, avec les associations de commerçants et les différents acteurs de la cité (hôteliers, restaurateurs, etc.). Je veux aussi un meilleur accueil téléphonique du public et une plus grande réactivité sur le terrain. Je veux que chaque patrouille de surveillance générale soit l'occasion de contacts directs avec les Niçois parce que cette attitude fait reculer le sentiment d'insécurité et parce que cela vous permet de mieux ressentir les besoins et les attentes de la population.» Et de conclure par un hommage «Votre choix de vie est clair: vous avez librement décidé de servir la collectivité en devenant policier municipal. Ce choix vous honore. Ma considération et mon respect vous sont acquis.», et une exigence : «Je veux des policiers municipaux professionnels, bien dans leur peau et fiers de servir leur ville.».

Source : www.nicerendezvous.com
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Lundi 25 février 2008
Un sénonais a été condamné hier par le tribunal correctionnel de Sens à 15 jours de prison pour outrages à personnes dépositaires de l'autorité publique.

"Enlève ton uniforme, je vais te fracasser la gueule" a menacé le prévenu à l'adresse de deux Policiers Municipaux. Car ils l'avaient interpellé le 7 juin dernier pour un excès de vitesse. Il roulait en centre-ville à 70 km/h au lieu des 50 km/h autorisés. L'automobiliste a d'abord demandé un arrangement. Devant leur refus, il leur a ensuite demandé s'il était possible d'établir le procès verbal au nom du propriétaire du véhicule. Ce dernier n'ayant plus que trois points sur son permis de conduire. Nouveau refus. L'automobiliste a alors bloqué la chaussée et menacé les deux Policiers Municipaux. Les deux condamnations qui figurent au casier judiciaire du prévenu, absent à l'audience, dont des intimidations sur des Policiers, n'ont pas plaidé en sa faveur. Il a écopé d'une peine ferme. Et il devra payer 600 euros de dommages et intérêts à chacun des Policiers.

Source : L'indépendant de l'Yonne

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Samedi 23 février 2008
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Samedi 19 janvier 2008

On la critique ou on l’applaudit. Depuis que Michèle Alliot-Marie a annoncé la création des « UTQ » (Unités Territoriales de Quartier), la police de proximité, supprimé par son prédécesseur Nicolas Sarkozy, refait parler d’elle. Sauf qu’à Aix, on n’en parle pas, on l’applique déjà.
Avec sa centaine d’agents, la police municipale (PM) d’Aix semble s’apparenter à une véritable unité de proximité.
« Pas question de se substituer à nos collègues de la police nationale, avec qui nous travaillons main dans la main, prévient le directeur de la PM, Hervé Eygazier. Mais nous sommes là pour faire de la surveillance, de la proximité et pour aller au contact de la population ».


Occuper le terrain, aller au contact

Parmi les missions qui lui sont dévolues, la PM a en effet la charge de patrouiller dans le centre et las quartiers d’Aix, et aussi dans les villes alentours : Luynes, Les Milles, Puyricard.
« On est à l’écoute, on prend contact avec las commerçants, on conseille les habitants. Bref, on est là » ajoute Hervé Eygazier.
Des sessions de prévention (sur les drogues et la sécurité routière notamment) sont aussi organisées dans les écoles, collèges et lycées pour informer. L’occasion aussi de maintenir un lien avec les jeunes, notamment dans les quartiers considérés comme sensibles.
« Mais attention, ils ne sont pas des éducateurs de rue, ce sont des policiers. Quand il faut faire de la répression, ils en font » explique Jules Susini, l’élu aixois en charge de la PM.
Un aspect répressif qui devrait être renforcé par l’installation de 37 caméras de vidéosurveillance, pilotées par huit agents basés dans les locaux de la PM.
« Cela nous permet d’occuper encore plus le terrain, se félicite Hervé Eygazier. On voit ce qui se passe et on intervient immédiatement. Je veux mes équipes réactives et disponibles. ».
D’ailleurs, une vraie collaboration s’est instaurée avec la police nationale. En permanence, pour ne citer qu’un exemple, un homme de la PM travaille à la salle de commandement du commissariat.

La Provence, édition du 17 janvier 2008-01-17

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Samedi 15 décembre 2007
Communiqué de l'USPPM

Pour effectuer des missions relatives à la sécurité publique comme les exercent aujourd’hui les Policiers Municipaux de France, l’armement de quatrième, catégorie dit « de défense » est indispensable.

La Loi 99-291 laisse aux Maires le choix d’équiper ou non leur Police Municipale, avec l’accord du Préfet du département.
Une formation continue est imposée par le Décret 2000-276, formation qui, dans les faits, est bien plus fréquente et plus poussée que celle suivie par les Policiers Nationaux et les Gendarmes.

Par ailleurs, sachez que deux tiers des homicides volontaires sur Agent Dépositaire de l’Autorité Publique ont lieu lors d’intervention en matière de Code de la Route, ou d’assistance à des personnes impliquées dans un différend, victimes d’agression ou de vol. Deux types de missions dévolues aux Policiers Municipaux, souvent premiers intervenants.

De trop nombreux collègues sont déjà tombés « victimes du devoir », assassinés ou grièvement blessés. Nous pensons notamment aux Policiers Municipaux de Aix, Redon, Saint-Raphaël, Barbentane, etc… Il s’agit là de cas dramatiques qui nous viennent à l’esprit, mais ces cas ne sont malheureusement pas isolés. La liste, qui ne cesse de s’accroître, est loin d’être complète.

Deux faits fait qui illustrent à eux seuls le caractère indispensable de l’armement des Policiers Municipaux :

- Il y a quelques années, à Aix-en-Provence, un Policier Municipal intervient sur un banal trouble à l’ordre public causé par un marginal. Il assiste alors au meurtre par arme à feu de son collègue et, agissant en état de légitime défense, abat l’auteur des faits. Si ce Policier n’avait pas été armé, il serait mort lui aussi.

- En 2005, un Policier Municipal de la commune d’Epinay-sous-Senart est la cible d’un homme armé d’un pistolet semi-automatique. Ce lors d’une « simple » mission de Police de la route qu’il effectue avec un collègue. Il ne doit son salut qu’au port d’un gilet pare-balles. La balle ricoche et le blesse sérieusement à une main. Le binôme non armé est alors contraint de fuir pour se réfugier dans un commerce voisin. Quant au mis en cause, son interpellation nécessitera l’intervention du R.A.I.D…

Vous noterez, bien sûr, que les Policiers Municipaux non armés, étaient dotés de gilets pare-balles, «détail » caractéristique des Maires qui admettent implicitement le danger du métier, mais refusent d’armer les Policiers qu’ils exposent. De là à croire qu’aux yeux de ces Elus, la vie de fonctionnaires de Police vaut moins que celle de criminels, il n’y a qu’un pas.
Pas que nous craignons de devoir franchir s’agissant des candidats PS et MoDem à la mairie de Toulouse, tant leur discours va à l’encontre de toute logique sécuritaire ou, c’est selon, transpire la méconnaissance du terrain.

Quant à Monsieur MARTINEZ, syndicaliste de la Police Nationale tant habitué à cracher sur la Police Municipale, qu’il fasse le grand ménage chez lui avant de balayer chez les autres.

Devons nous lui rappeler les aberrations dont pâtit l’institution à laquelle il appartient ?
Devons nous, bien que nous ne souhaitions pas nous abaisser à cela, faire le compte des cas d’usage des armes injustifiés et de leurs conséquences, par des Policiers Nationaux ?

Quoi qu’il en soit, gageons que, du candidat aux élections municipales à l’administré lambda, en passant par l’éminent syndicaliste, tout ce beau petit monde saura expliquer à Madame et aux enfants, la raison pour laquelle, au nom du politiquement correct, papa s’est fait tirer comme un lapin.

Eu égard au caractère préjudiciable que revêt un récent article de presse, l’Union Syndicale Professionnelle des Policiers Municipaux souhaite voir publiées les précisions qu’elle apporte, notamment celles relatives aux dispositions réglementaires prévues par le Décret 2000-276.
Il nous paraît indispensable que les lecteurs abandonnent l’idée volontairement répandue que les Policiers Municipaux ne sont pas formés au port, au maniement et à l’usage des armes.
Egalement, il serait souhaitable que chacun prennent connaissance des missions dévolues aux Policiers Municipaux par le Législateur, consultables dans le Code de Procédure Pénale, le Code Général des Collectivités Territoriales, le Code de la Route et bien d’autres Codes encore…

Enfin, que ceux qui douteraient des facultés psychologiques des Policiers Municipaux sachent que le Décret 94-932 impose la présence dans le jury de recrutement d’un psychologue agréé auprès des tribunaux.
De même, qu’ils sachent que le Centre National de la Fonction Publique Territoriale qui dispense la formation initiale puis continue des Policiers Municipaux, inclut entre autres référents pédagogiques, un psychosociologue.

Cordialement,

Le Bureau National de l’USPPM
_________________
Le directeur de la communication et Délégué 84.
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