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13-05-2005
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Pascal Payet, le « roi de l'évasion » par
hélicoptère, est depuis hier dans le box des accusés. Poursuivi pour vols à main armée et tentative de meurtre sur des policiers municipaux, le braqueur risque la prison à perpétuité. :
La vie d'un gangster est décidément mouvementée. Pascal Payet, 44 ans, comparaît depuis hier devant la Cour d'Assises des Alpes Maritimes pour vol et
tentative d'homicide sur des policiers.
En prison, ce détenu Particulièrement Surveillé a réussi à se faire la belle par hélicoptère. Par deux fois : en 2001 de la prison de Luynes, puis le 14 juillet 2007 de la prison de Grasse.
En 2003, c'est encore lui qui organise la fuite, toujours par les airs, de trois détenus à Grasse.
Mais ses rares périodes de liberté ne sont pas non plus de tout repos. Il y a d'abord le braquage meurtrier d'un fourgon blindé en 1997, pour lequel Pascal Payet a déjà été condamné à trente ans de réclusion criminelle.
« J'ai tiré en l'air, je ne les ai pas visés »
Il y a aussi ses interpellations en 2003 dans un gîte rural du Vaucluse, et en septembre 2007 à la sortie d'un resto en Espagne, alors que le criminel est toujours doté d'un véritable arsenal.
Il y a surtout cette folle cavale du 7 novembre 2002 : en compagnie d'un complice, le braqueur armé s'empare d'une BMW à Valbonne. Se fait surprendre par la
police municipale du Cannet alors qu'il change les plaques du véhicule, échange des coups de feu. Dérobe avec menace une Fiat Punto, avant une course-poursuite avec les policiers municipaux de
Mandelieu. Nouvelle fusillade, nouvelle escapade. A t-il réellement voulu tuer les représentants de l'ordre ? « J'ai effectivement fait feu en direction des policiers, mais je ne les ai pas
visés, j'ai tiré en l'air, se défend l'accusé, au léger accent marseillais. Mon passé ne plaide pas pour moi, mais je ne me suis pas dit : chouette, je vais me faire des flics !
».
« Beaucoup de chance de ne pas y passer »
Les intéressés se permettent d'en douter. D'autant que le suspect a eu pour le moins la gâchette facile, dès la première sommation.
« La différence est énorme entre tirer en l'air et viser à hauteur d'homme dans notre direction », souligne le chef de la police municipale du Cannet.
« Ce jour-là, tout le monde a eu beaucoup de chance de ne pas y passer », ajoute Charly Lambert, directeur de la police municipale de Mandelieu. Il sait de quoi il parle : dans la Fiat Punto des fuyards, on ne retrouvera pas moins de 13 douilles percutées. Mais il est vrai qu'aucune balle 9 mm du pistolet automatique Glock n'a atteint de cible. Pur hasard, ou consciente maladresse ? La Cour devra en décider. Avec une éventuelle condamnation à perpétuité à la clé.
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