L'intervention de courageux témoins et de la très placide et efficace police municipale a certainement évité le pire, jeudi, au bas du boulevard Saint-Louis. En début de soirée
en effet, un homme d'âge mûr en a menacé un autre avec une impressionnante arme à feu.
La réplique d'un 357
Les témoins qui se sont interposés à ce moment-là ignoraient sans doute qu'il s'agissait de la réplique d'un colt 357, une arme utilisée pour tirer à blanc mais néanmoins pas inoffensive
lorsqu'elle tire la grenaille.
La veille déjà, les esprits s'étaient échauffés et deux individus en étaient venus aux mains. Jeudi, même lieu, même heure, le scénario se reproduit mais implique-t-il les mêmes acteurs ?
Dans un premier temps, la discussion semble très vive entre deux protagonistes mais les esprits s'apaisent. Survient alors un troisième homme à l'allure décidée. La menace semble réelle car il
tient fermement d'une main un énorme révolver. Des témoins, jeunes et moins jeunes, présents aux terrasses voisines, accourent et ceinturent l'individu. Ils entendent l'empêcher de commettre ce qui
pourrait devenir à leurs yeux un geste irréparable tandis que d'autres tentent vainement d'éloigner sa cible. C'est dans ce contexte tendu qu'intervient un binôme de la police municipale.
La police municipale, arme au poing
Selon une méthode apparemment bien rodée, l'un des territoriaux assure la protection de l'autre qui se saisit de son arme de service, canon baissé, pour désarmer, illico, l'agresseur en attendant
l'arrivée de la gendarmerie. L'individu visé n'a pas mis à profit ces péripéties pour s'enfuir et mal lui en a pris. Roué de coups, il sera un peu plus tard transporté à l'hôpital Jean-Marcel par
les pompiers.
Le détenteur du colt et un deuxième individu ont été conduits dans les locaux de la brigade locale pour y être entendus. Les enquêteurs veulent en savoir plus sur l'origine du différend qui a,
durant de longues minutes, transformé le centre de la ville en décor de série B.
Les deux personnes interpellées ont été remises en liberté. Elles sont convoquées le 20 février devant le tribunal correctionnel.
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Tandis que l'un des policiers municipaux, arme à la main, intime l'ordre à l'individu de rendre son revolver, le deuxième, à gauche se tient prêt à
intervenir.
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