Date de création :
13-05-2005
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Journée record : 29/08/2008 (822 Visites)
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Embarqué avec la police municipale. Rendez-vous juste à côté de l'hôtel de ville, dans les
locaux de la police municipale. En plein milieu de l'après-midi, on se retrouve embarqué de notre plein gré (c'est mieux comme ça...) dans la Kangoo de la brigade. A l'intérieur du véhicule,
Olivier, Marco et Laurence. Au volant, Olivier fait le programme de la journée. « Là, on va se faire voir au camp ». Pardon ? « Oui, le camp de gitans de La Baronne ». Concert improvisé On arrive
sur place. Dans un coin, de la ferraille triée et plein d'objets en fin de vie. Dans le tas, le sas vitré d'une banque, démonté. « Là, c'est bien rangé par rapport à avant » glisse Marco. Au milieu
du campement, une sono carbure à plein tube. Une dizaine de personnes font un boeuf. Micro en main, ça monte dans les décibels. « Oh, ça va ? » s'exclame un colosse, torse nu. Les salutations sont
chaleureuses, les agents municipaux sont connus ici. « Vous voyez, les gens qui sont là ? Je les ai tous arrêtés au moins une fois. Pour des vols de voiture, des défauts de permis... Et pourtant,
ça se passe bien » assure Marco. « ça se passe encore mieux quand on vient avec une femme. Ils les respectent plus que nous, c'est dans leurs gènes » essaye d'analyser Olivier. Laurence, la grande
brune, a tapé dans l'oeil d'un jeune homme au regard clair. « Oh, vous avez les mains douces vous ! » commente ce dernier après une poignée de main tout ce qu'il y a de plus réglementaire. On
décolle dans la foulée, alors que les amis poussent toujours la chansonnette. Un crochet par les Pugets, où deux véhicules stationnés sur le trottoir récoltent un PV. « Là, on a une autre mission
un peu spéciale qui nous attend. Un truc qui plaît aux journalistes » avance Olivier, l'oeil rieur. Nous voici dans l'allée des Oliviers. Que s'est-il passé dans ce coin en apparence si tranquille
? Un cambriolage ? Une bagarre sanglante ? Pas vraiment. Le coq chante aussi... « Un habitant nous a appelés pour se plaindre du chant du coq de ses voisins. Et c'est moi qui ai dû venir constater
les faits. Ce matin, à six heures et demi » sourit Laurence. Sur place, le trio de policiers écoute l'homme au sommeil perturbé. Il indique que la police nationale a refusé sa plainte. « Je sais
pas quoi faire moi. Je vais écrire au président de la République moi » s'emporte le plaignant. On se présente chez les « propriétaires » du roi de la basse-cour. S'ensuit une longue discussion sur
la manière dont le coq est gardé, les accords passés avec le voisinage pour ses heures de sortie... Une dame en profite pour glisser quelques mots à l'un des agents. « On en a marre. Elles ont
leurs douze chats qui salissent tout dans ma propriété. Et ce n'est pas tout ! ». Le passage de la Kangoo rameute plus de suiveurs que la caravane du Tour. Agglutinés derrière leur portail, les
occupants de cette autre maison sont aux premières loges. « Ca tombe bien que vous soyez là. Nous aussi, on en a marre ». Au doigt et à l'oeil C'est l'heure de migrer. « On va vers le Sud ».
Direction la route des Vespins pour un contrôle de vitesse. « On reste un quart d'heure, vingt minutes. Après, on est grillés » prévient Olivier. L'équipe est vite repérée, les appels de phares
font le rester. Dans les lunettes du radar, on voit des gens faire coucou. Un rasta man en scooter tapote sur son djembé en passant devant la patrouille. La pêche n'est pas miraculeuse, seul deux
infractions sont relevées. « De toute façon, on ne nous demande pas de faire du chiffre ». Encore plus au Sud, le port. L'équipe en scooter a géré la zone durant la journée. Notre patrouille vient
vérifier que les terrasses des restaurants ne sont pas agrandies pendant la nuit... Tout semble ok. « Dans ce métier, ça peut être calme pendant des heures, et d'un coup il se passe quelque chose.
Mais cet été, c'est mort » commente Marco. Au début du mois, la police municipale a eu droit à un peu d'action avec l'arrestation du dernier évadé de l'hopital psychiatrique Sainte-Marie dans un
supermarché de la ville.
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