
Le hasard, dit-on, souvent, fait parfois bien les choses. Hier, à Pont-Saint-Esprit,
trois policiers municipaux effectuaient leur patrouille. Ils se dirigeaient vers la borne du défibrillateur automatique. On leur avait signalé que l'appareil ne marchait pas. Ils voulaient le
vérifier.
Ils croisent alors le chemin d'une dame qui, subitement, s'écroule. Les agents s'approchent. La victime n'a ni pouls, ni respiration. Diagnostic, crise cardiaque. C'est alors que Daniel Costes,
un des policiers, va prendre la direction des opérations.« Il avait cerné le problème en trois secondes », témoigne sa collègue.
Daniel Costes, c'est vingt ans d'état de services en tant que pompier volontaire et ça se voit. Il fait transporter la victime à l'intérieur du magasin Distingo. L'homme a le savoir-faire.
Un témoin ayant suivi la scène de loin s'approche de lui. Il est secouriste à Paris et tient, fort opportunément, sa valise de service dans laquelle se trouve l'ambu. L'instrument est, paraît-il,
plus efficace que le bouche-à-bouche. Arrive enfin le défibrillateur. Trois quarts d'heure plus tard, le coeur a recommencé à battre.
La malheureuse victime, une habitante de Saint-Étienne-des-Sorts, âgé de 66 ans, reprend peu à peu conscience. La patiente sera prise en charge par le Smur de Bagnols-sur-Cèze et les pompiers de
Pont-Saint-Esprit. « Si elle parvient à se rétablir, elle saura à qui elle doit la vie », répète cette fonctionnaire de police.
Daniel Costes, le pompier en uniforme de policier municipal, n'a pas voulu lui, s'attarder sur l'épisode. Il n'a fait que son travail. Que son travail ! Avec de la chance,
et un zeste de baraka ! Voilà comment le talent allié à un heureux concours de circonstances a permis de sauver hier la vie d'une femme.
Au poste de police, on se félicite de compter un spécialiste du massage cardiaque dans l'effectif.
Source le Dauphiné Libéré.com
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