Dimanche 23 août 2009
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Cher(e)s collègues,
Suite au remaniement Ministériel et retour de Monsieur Brice Hortefeux au Ministère de l'Intérieur nous aurions pu craindre que la porte ouverte à notre organisation syndicale par Mme Michèle
Alliot Marie dans le cadre des discussions sur la professionnalisation de notre filière nous serait probalement fermées, je peux aujourd'hui vous informer pour l'heure qu'il n'en est rien.
Une délégation, sera reçu au Ministère de l'Intérieur le 4 septembre 2009. Nous espérons faire entendre et démontrer au Ministre que les décrets de novembre 2006, n'ont rien apportés de réellement
concret sur le plan social, ni sur le plan de la professionnalisation, bien au contraire.
Chacun d'entre nous a pu en juger nous sommes face à un recul de plus de trente années en arrière. Les différentes catégories de fonctionnaires composant nos divers cadres d'emplois sont
irrémédiablement bloqués dans leur catégories respectives et cela pour de très nombreuses années. La création d'un grade de directeur au sein de notre filière ne saurait aujourd'hui être
considérée, ni comme une avancée sur le plan de la professionnalisation, ni même sur le plan social, entre autres dispositions.
Beaucoup de travail reste à accomplir. Cependant faudrait-il que les textes actuels soient appliqués par les collectivités locales. Ce qui manifestement est loin d'être le cas, nous contraignant
bien souvent en lieu et place des services de l'état d'agir pour faire respecter les règles. Ce constat touche toute la règlementation de la Police Municipale sans en exclure aucun aspect. Ainsi
avant de vouloir aller plus avant, de nous engager sur des terrains glissants, sachant que les textes seuls manifestement n'offrent aucune garantie , nous devons œuvrer pour les respect absolu de
toutes les dispositions régissant notre profession.
Ce travail c'est à l'Etat de le faire et de nous démontrer de son intention de le faire. Nous ne pouvons pas sans tromper les policiers municipaux signer de chèque en blanc . Hypothéquer l'avenir
même de la police municipale, au bénéfice de la création d'une police municipale au rabais que certains semble vouloir mettre sur les rails . Accepter des directeurs de police municipale fantoches
n'ayant plus que pour seule vocation celle d'encadrer pour l'essentiel des agents administratifs , des agents supplétifs de toutes sortes, pour satisfaire ceux qui n'auraient pas été du dernier
voyage. La professionnalisation de notre métier ne saurait uniquement reposer sur la création ou la disparition de manière cyclique de grades, elle ne peut que reposer sur la seule et unique
formation, une formation rigoureuse dispensée par de véritables professionnels, de véritables formateurs reconnus. Non comme c'est le cas actuellement par simples intervenants choisi bien souvent
par pur copinage et dont souvent les capacités à former font l'objet bien souvent de critiques acerbes des uns et des autres parfois à juste titre.
Sur le plan social, le compte n'y est pas. Nous ne pouvons nous satisfaire, d'une réponse éculée depuis longtemps selon laquelle il est impossible au nom de la libre administration d'imposer aux
collectivités. Nous ne pouvons continuer à nous satisfaire de l'existence d'une différence de traitement allant parfois jusqu'à 500 euros par mois d'une commune à une autre alors que nos
prérogatives, nos contraintes, nos obligations, sont identiques sur le plan national . Que nous ne serions être rendus responsables des missions qui nous sont ou nous sont pas confiées selon le bon
vouloir politique de l'élu en place pour justifier une telle différence de traitement . Une différence qui n'est pas sans incidence également sur sur nos pensions futures . Nous ne serions
continuer à être exposés à des risques certains, alors que les élus locaux ont une obligation reposant sur la loi, celle de garantir notre sécurité dans l'exercice de nos fonctions. Peut-on oublier
que nous comptons dans nos rangs non seulement de nombreux bléssé(e)s dont certains sérieusement, marqués à vie, sans aucune considération, parfois jetés à la rue faute de reclassement possible, et
au delà, des victimes du devoir envoyés la fleur à la commissure des lèvres faire de la police de proximité, une police que certains élus locaux prétendre être sans risque.
Tout est à construire. L'USPPM qui conduit le combat au quotidien, qui sait que les embûches sont nombreuse en travers de sa route, dont les membres s'exposent chaque jour, en syndicat responsable
depuis plus de 40 ans ne signera aucun chèque en blanc vous pouvez en être convaincus. L'Intersyndicale s'est reformée et nous pouvons présager, de manière empirique, qu'elle n'apportera rien de
vraiment bon pour la profession.
L'USPPM, est toujours particulièrement déterminée à faire échec à ce mouvement fantoche.
LE PRESIDENT :
Mr Bernard VELLUTINI.
A voir sur le site de l'USPPM :
http://usppm.hotgoo.net/
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